La légende des Farfadets

 

 

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 Mythes et légendes de Bella Slvaeque

Grimoire des Secrets de l'Humanité

 

 

Petits lutins domestiques d’environ 40 cm, les farfadets sont des créatures légendaires issues du folklore français.

Le terme « farfadet » trouve ses origines dans le patois provençal du XVIème siècle, lequel provient vraisemblablement du terme « fadet », dérivé lui-même de fada, signifiant « fée ». Bien que, suivant les régions, les farfadets soient désignés par des appellations différentes (fadets, fradets, follets, frérot, folatons, foulets, ferrés, fols, furseys…), certains traits distinctifs communs permettent de les associer. Paradoxalement à l’étymologie de son nom, il ne fait pas parti du peuple des fées mais de celui des elfes.

De par leurs nombreux points communs, les farfadets sont souvent assimilés aux léprechauns, personnages féeriques du folklore irlandais.

D’un aspect physique plutôt mince mais robuste, ce sont des créatures malicieuses comme en témoignent leur regard pétillant d’espièglerie et leur bouche facétieuse. Au centre de leur visage au teint brunâtre et écrasé, reposent deux minuscules narines. De leur petite tête dépassent des oreilles pointues et un menton en galoche. Petit et velu, le farfadet ressemble à un vieillard ridé et ratatiné.

Vêtu de vieux haillons de couleur sombre, il se promène cependant volontiers nu quand il n’est pas visible des humains. Un chapeau haut de forme agrémente souvent sa tenue rupestre. Dénué de méchanceté, mais au demeurant taquin, il lui arrive également de se montrer au grand jour sous la forme de feux follets.

Lorsqu’ils n’ont pas choisi d’investir une vieille grange laissée à l’abandon ou encore un abri inutilisé à l’intérieur de la maison des humains, ils habitent des galeries creusées par leurs soins en plein cœur de la forêt. Certains prétendent que leurs galeries souterraines, établies près des chênes, n’ont d’autre but que de leur servir à y loger et à y cacher leurs chaudrons remplis de trésors. Plus exactement, ils cacheraient leurs trésors soit au creux des chênes, soit au pied des arcs-en-ciel, d’où l’existence de la légende selon laquelle il y aurait un chaudron garni d’or aux extrémités d’un arc-en-ciel.image-farfadet.jpg

Amoureux de la nature, ils aiment se balader dans les bois et gambader dans les prés et les champs de lavande. Farceurs, ils ne manquent pas de taquiner et de jouer des tours sans conséquence aux animaux qu’ils rencontrent au cours de leurs escapades. Leur nature discrète leur permet d’échafauder des farces. Par exemple, ils peuvent, sans être vus, lever la racine d’un arbre afin de faire trébucher le prochain passant qui traversera le sentier.

Les farfadets mènent une vie saine et sans excès, se nourrissant de fruits et légumes, de poissons fumés, de flocons d’avoine et de lait. En réalité, s’ils s’adonnent à une alimentation équilibrée tout au long de l’année, c’est qu’ils se réservent pour le banquet annuel et pantagruélique qui a lieu le jour de Mardi Gras en Vendée.

Braves et courageux, ces génies domestiques élisent une maison et y deviennent des fidèles et loyaux servants, car s’ils sont vêtus d’habits troués et douteux, ils adorent étrangement la propreté et s’évertuent à la maintenir dans les maisons en se vouant entièrement aux tâches ménagères. A la nuit venue, ils en garantiront alors le bon fonctionnement avec un sens des responsabilités aigu, tantôt en veillant sur les animaux, tantôt en faisant les moissons ou en assurant l’approvisionnement en vivres de la maisonnée. Se rendant indispensables, ils mettent un point d’honneur à terminer les tâches laissées inachevées par les domestiques de la maison. Ils seraient également doués pour réparer des outils ou des objets cassés.

L’unique récompense attendue par le Farfadet pour tous ces services, se tient dans l’offrande des restes de nourriture et de temps en temps, pour son plus grand plaisir, dans un bol de crème, agrémenté d’un gâteau au miel. Tenter de lui offrir autre chose que sa ration de crème serait une offense et un motif suffisant pour qu’il parte rendre ses services vers d’autres maisonnées. S’il est vexé, il peut se changer en véritable chenapan. Les ancêtres racontent qu’un farfadet, blessé par des critiques sur sa manière de faucher les blés, jeta toute la récolte au bas d’une falaise.

Seuls êtres du petit peuple à être doués de paroles, ce sont des créatures intelligentes. Leur connaissance et leur compréhension du langage leur procure, par exemple, la faculté d’imiter des sons et des voix. Ils montrent aussi un talent exceptionnel pour le Yuka, un instrument de musique ressemblant en plusieurs points à la flûte de pan.

Désireux d’assurer le bien-être des gens qui vivent sur leur territoire, ils le défendent et le protègent des trolls et des gobelins.

Outre son courage légendaire qui lui donne une force inestimable, le farfadet trouve une puissance dans sa discrétion de déplacements et dans ses approches furtives. Il serait connu pour avancer aussi délicatement et aussi légèrement qu’un oiseau qui sautille et pour passer aussi inaperçu qu’une herbe folle dans les fougères. Si, en dépit de ses aptitudes hors du commun, il venait à être démasqué, le farfadet possède une carte supplémentaire dans son jeu qui réside en son pouvoir de disparaître instantanément. Enfin, il dispose du pouvoir de fabriquer un matériau semblable à de l’or. Mais attention, ce pouvoir est limité dans le temps, les reproductions de pièces d’or disparaissant au bout de quelques heures.


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Date de dernière mise à jour : 20/02/2016

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